Q.: Patrick David vous avez longtemps fait partie des « clubs perspectives et réalités » et vous vous positionnez plutôt au centre-gauche. Pourquoi soutenez vous François Bayrou aujourd'hui ?
R.: François Bayrou me semble être l'homme de la situation a travers son engagement qui est de servir la République et non un parti. Le fait de proposer un gouvernement d'union nationale me plait énormément. Il a su montrer sa différence à la Chambre des Députés et ça c'est particulièrement positif.
La société française n'est pas bi-parti comme on essait de nous le faire croire, d'autres sensibilités existent, et le Centre représente souvent l'opinion des français. Il faillait trouver un homme pour porter haut cette parole, Bayrou a toutes les qualités pour représenter cette France plurielle.
Il me semble que, dans les difficultés actuelles que connaît la France et le monde en général, il est nécessaire d'utiliser les compétences de tous, sans clivage gauche droite, pour améliorer notre société. Les problèmes d'emploi, de logement de santé, de sécurité, d'éducation ne trouverons à mon sens un début d'amélioration et de résultat positif que si chacun y met du sien (gauche droite). Il est absurde de continuer à gouverner un pays, comme c'est le cas aujourd'hui ,par un parti qui n'a que 20 ou 25% de représentation nationale. Il est impératif que la proportionnelle soit réintroduite dans tous les niveaux des différentes élections, c 'est le seul moyen pour que les Français se sentent impliqués dans l'effort de redressement nécessaire à faire.
Q.: Au delà de ce sujet, qu'est ce qui est, selon vous, la principale spécificité du projet de François Bayrou ?
Ce qui me plait chez Bayrou c'est un programme simple ; on fait avec ce que l'on a et on améliore, on fait des économies, pour faire des dépenses là où c'est nécessaire, pas de promesses démagogiques.
Je pense qu'aujourd'hui gouverner un pays c'est comme gérer une entreprise ou son budget familial, on ne dépense que ce qu'on a gagné, et je trouve cela chez Bayrou. Il faut remettre les gens au travail, il faut que les personnes sans travail participent à leur manière, et avec leurs compétences, à l'effort national ; l'idée de demander à ces personnes un travail pour la société est bonne, cela rend sa dignité à l'homme, il ne se sent plus "assisté".